"Votez. Votez pour qui vous voulez, mais votez. Une communication du gouvernement"

, par Pala

Ce qui nous fait mal au dedans, à nous "les sans dents".
Voici ce que nous commençons à voir et recevoir. Au mois d’avril 2016.

C’est là tout ce qui nous fait mal aux dents, à nous les "sans dents". L’initiative du peuple est là totalement accaparée par des gens autour d’une homme, une incarnation (diraient certains). Mille questions sont aussitôt soulevées : qui est cet homme ? quel est son projet ? que fait-il là ? que veut-il ? d’où vient-il ? qui est-il ? Mais plus encore, pourquoi confier notre puissance d’agir enfin retrouvée (peut-être... en tout cas une certaine conscience de cette puissance) avec la Nuit Debout, à un homme si séduisant soit-il ? Et ce dans le cadre d’une élection présidentielle, le pire avatar de la 5ème République.

Avons-nous oublié Napoléon III, qui commença par être élu président de la République, à la faveur de la révolution de 1848 et régna 3 ans, en tant que président, avant de faire un coup d’Etat le faisant empereur. Rien moins. Avons-nous oublié que ce qui nous fait descendre dans la rue, aujourd’hui, et manifester notre mécontentement, mais plus encore, notre désir d’une autre manière de vivre, ensemble, en société, à travers ce rassemblement quotidien sur la place de la République à Paris, rebaptisée à l’occasion "Place de la Commune", c’est précisément ce qui a provoqué la révolution de 1848 et, en partie, la Commune de Paris, en 1871 ?

On trouvera, en bas de page, après cette proposition reçue par internet, accompagnée par un intercesseur tout-à-fait respectable, le point de vue d’ Elisée Reclus, géographe célèbre de la seconde moitié du XIXème siècle, sur le processus électoral et ses travers...

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Change.org

Bonjour,
Cette pétition prend de l’ampleur sur Change.org, nous pensons que vous souhaiteriez peut-être la signer :

Nicolas Hulot : L’appel à Nicolas Hulot pour 2017

Franck PUPUNAT
France

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Comme beaucoup, je ne crois pas à l’homme ou à la femme providentiel.le qui, à lui seul ou à elle seule pourrait sauver une société en perte de sens et en crise démocratique profonde. Mais, paradoxalement dans notre pays, seul un ou une Président.e peut constitutionnellement changer les règles de notre « vivre ensemble » et lancer le processus qui dessinera enfin les contours d’une nouvelle République.
Alors l’enjeu est bien là : désigner celui ou celle qui débloquera le champ politique, qui ouvrira la voie à une véritable transition économique, écologique et sociale et qui portera un nouveau projet de société.
Face à la déroute des partis politiques traditionnels, j’ai acquis la conviction que seul.e un.e candidat.e issu.e de la société civile, en dehors des structures partisanes actuelles, peut incarner cet espoir. C’est une évidence : seul Nicolas Hulot est aujourd’hui en mesure de porter cette espérance et de gagner l’élection Présidentielle.
Nicolas Hulot n’est pas un professionnel de la politique, prisonnier des logiques du pouvoir. C’est un homme indépendant et libre, engagé et déterminé, qui aura le courage de prendre les décisions indispensables à la transformation de la société, en s’affranchissant des postures et des dogmes traditionnels. Il saura s’appuyer sans préjugés sur d’autres personnalités qui ont démontré, par leur expertise ou leurs actions, qu’elles étaient capables de changer le monde.
Plus largement, il sera le porte-voix de celles et ceux qui inventent, qui créent, qui partagent. Loin des querelles politiques qui n’en finissent plus, loin des ambitions personnelles qui s’affrontent et paralysent l’action, il saura mettre en lumière les femmes et les hommes de terrain qui proposent des solutions concrètes.
Personnellement, cela fait près de 25 ans que je m’engage, à ma mesure, aussi bien dans la société civile, dans le monde politique que dans celui de l’entreprise. Je me suis trop souvent heurté aux structures verrouillées, aux égos surdimensionnés, au manque de passion, d’ambition et de détermination. Je dois bien avouer avoir failli renoncer à de nombreuses reprises. Mais aujourd’hui, jamais l’espoir n’a été aussi grand, aussi tangible : les derniers sondages permettent de positionner Nicolas Hulot au second tour de la Présidentielle. Tout devient possible.
Pour qu’il se présente, nous devons lui assurer que nous, citoyens, étudiants, salariés, entrepreneurs, chômeurs, artistes, militants associatifs, politiques, intellectuels, sommes et serons à ses côtés.
Pour agir, je vous invite donc à signer cet appel et ainsi rassembler celles et ceux qui comme moi, souhaitent que Nicolas Hulot se porte candidat à l’élection présidentielle de 2017.
Avec lui, nous écrirons une nouvelle page de l’histoire de notre République.
Franck Pupunat, fondateur du Mouvement Utopia

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Voici maintenant le point de vue d’Elisée Reclus :
Clarens, Vaud, 26 septembre 1885.

Compagnons,
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.
N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.
Je vous salue de tout cœur, compagnons .

Élisée Reclus.